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04/05/2014

"DANS LA COUR", film de Pierre Salvadori

"Mathilde est mélancolique, comme tous ces gens qui ont fait beaucoup de choses et qui, subitement, se retrouvent à la retraite, un peu désemparés."
(Catherine Deneuve, Le Monde, 23 avril 2014).

Pas de meilleure explication pour situer Mathilde, bénévole quelque part (évidemment), perdue dans tout ce temps qui lui est donné d'un coup - et qu'en faire ? Mathilde a une fissure au plafond, ou une araignée, ou un pet au casque. "Désemparée", c'est le mot, à la recherche de ce qui pourrait à nouveau s'emparer d'elle, la parer, lui restituer une raison de vivre.

Antoine est l'homme lisse et déconcertant, sans passé à retenir, sans futur à envisager. Déprimé totalement.

Mathilde et Antoine : il n'est pas question d'amour mais de la belle rencontre de deux personnages "jetés" dans une "voie de garage", la cour, qui mutuellement et maladroitement se soutiennent. Je pense à la chanson d'Anne Sylvestre, "Les gens qui doutent" :

"J'aime ceux qui paniquent, ceux qui sont pas logiques,
enfin pas comme il faut".

Moi aussi.

Roberte Roberte.

19/09/2013

PISTE CYCLABLE

Le film féministe « Wadjda » adoubé par l’Arabie Saoudite cinéphobe

L’Arabie Saoudite, où les cinémas sont bannis comme contraires au Coran, envisage de se commettre aux oscars américains du film étranger, en mars prochain, avec Wadjda, de la cinéaste Haifaa al-Mansour. « Wadjda va représenter l’Arabie Saoudite pour l’oscar du meilleur film étranger, ce qui constitue une première pour le royaume » a déclaré à l’AFP Sultan al-Bazie, directeur du comité officiel de sélection et de l’Association saoudienne pour les arts et la culture, soulignant que cette décision pragmatique avait été prise en raison « des succès remportés par ce film et sa réalisatrice dans plusieurs festivals internationaux ».

Libération n° 10059, lundi 16 septembre 2013,
CULTURE, P. 24. 

Il n’est pas utile de souligner l’ironie de la situation… RadicÔlibres souhaite à Wadjda, film lucide, exigeant, opiniâtre et sensible, une arrivée triomphale !


26/07/2013

"Bernadette, elle était chouette"*

La Nouvelle Vague récupère peu à peu ses protagonistes et le spectateur contemporain voit avec tristesse ce sinistre reflux.

Bernadette Lafont est décédée hier mais le cinéma prend le pas sur la mort et la belle insolente continuera sa route.

RadicÔlibres.

 

*Titre de l'article de Sabrina Champenois,
Libération, n° 10015, vendredi 26 juillet 2013,
"CULTURE", p. 25.