Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/06/2023

MERMAIDING

Enrichir son vocabulaire à tout âge

 

« Activité qui consiste à incarner une sirène. C'est-à-dire revêtir une queue de poisson, puis poser ou nager, selon les goûts. »*

« Être une sirène n'est pas toujours facile. D'abord, il faut réussir à enfiler sa queue, un fondamental, qui peut peser 15 kilos selon les modèles. Ensuite, il faut se mouvoir, les jambes captives, pour rejoindre la mer. Tout cela, le visage maquillé, l'allure gracieuse, même sous l'eau ⌈...⌉. »*

 

Chez RadicÔlibres, on trouve cela plutôt futile mais amusant sauf, d'une part que maiding signifie femme de ménage : apparemment ces héroïnes n'ont pas la prétention de nettoyer les lieux (dommage). D'autre part, selon l'une d'entre elles, « incarner une sirène n'a rien de décoratif et s'apparente à une forme de féminisme. Elle est l'incarnation de la femme forte, séductrice, enchanteresse et mythique. Elle engloutit les hommes et ne se laisse pas faire. »*

Décidément, le féminisme est partout revendiqué même là où il est loin d'être  évident ! Quant à "engloutir les hommes", s'agit-il de la dévoration (amoureuse) ou de la noyade ? Pour cette dernière, hélas, la mer s'en charge amplement.

*Le Monde, l'époque,
cahier du "Monde" n° 24408,
25-26 juin 2023.

Les lectures de Roberte Roberte.

10:41 Publié dans Blog, Presse | Lien permanent

08/06/2023

MAI 2023 en bref

052023 presse.jpg

Titres extraits du Monde
et de Libération,
1er au 31 mai 2023.

© Mise en page RadicÔlibres.

28/05/2023

DESIGN HOSTILE

« La visibilité de la misère dans l'espace public est déjà en nette diminution, se félicite le directeur de la gare du Nord, Bertrand Saint-Étienne. Le fruit d'une réflexion menée par l'agence d'architecture AREP, filiale de la SNCF, qui, ces dernières années, innove en matière de design hostile. Les choses se sont faites progressivement, avec le démontage des bancs, la pose de barrières dans les recoins où des personnes ont l'habitude de dormir. La grande marquise, qui abritait les voyageurs de la pluie, mais aussi les SDF la nuit, a été ôtée de la façade lors du ravalement. Les zones d'attente de la gare, bien délimitées par un parquet en bois, prennent des allures de carrés VIP : elles ne sont plus accessibles sans titre de transport. De nouveaux bancs ont été posés, avec des séparations en métal entre les places, pour éviter qu'on ne s'y allonge. Nous faisons des assises qui n'encouragent pas le squat, assume le directeur. Nous investissons dans l'expérience clients avant tout, alors nous veillons à ce que notre mobilier prenne cet enjeu en compte. »

in M le magazine du Monde, n° 609, samedi 20 mai 2023 :
"Une gare du Nord, deux trains de vie."
Stéphanie Marteau

 

"La visibilité de la misère" est en effet insupportable. Mais rassure-toi, voyageur, elle est en train de disparaître de la gare du Nord : son directeur s'en réjouit sans complexe. Quant à la misère elle-même, elle trouvera bien où s'allonger...

Roberte Roberte

10:27 Publié dans Blog, Presse | Lien permanent