Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/08/2019

ÉCRIRE

« […] Il décrivait, ainsi que ne manquent jamais de le faire tous les jeunes poètes, la nature, et afin d'assortir la nuance de vert avec précision, il regarda (et en cela il fit preuve de plus d'audace que la plupart) la chose elle-même, qui se trouvait être un buisson de laurier poussant au-dessous de la fenêtre. Après quoi, bien sûr, il ne put plus écrire. Le vert dans la nature est une chose, le vert dans la littérature en est une autre. »

 

Virginia Woolf, Orlando, Chap. I, 
Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade,
Oeuvres romanesques, II, p. 197.

Les lectures de Roberte Roberte.

09:00 Publié dans Blog, Lecture | Lien permanent

Écrire un commentaire