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02/01/2019

LE PAVILLON

« […] Sa mère a toujours travaillé, elle gagnait moins à la fin qu'au commencement, c'est tout dire. Quant à son père, il a passé sa vie dans les silos, finissant dans un poumon de métal, comme c'est l'usage une fois qu'on a respiré trente ans de poussière de grain. Qu'elle le veuille ou non, Rita appartient à ce monde où les gens meurent au travail. Elle voit ces gens qui ferment leur gueule, encaissent, grattent à la fin du mois et qui ne trouvent presque rien à y redire. Pourvu qu'ils finissent dans leurs murs, le pavillon comme résumé des peines, trente ans de dette et puis crever. […] »

Nicolas Mathieu,
Aux animaux la guerre,
Roman, Babel noir, novembre 2018, p. 353.
Première édition, Actes Sud, janvier 2016.

Les lectures de Roberte Roberte.

09:01 Publié dans Blog, Lecture, Politique | Lien permanent

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