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13/06/2018

COÛT DE VIEUX

« Le haut-commissaire à la réforme des retraites envisage la suspension des retraites de réversion. Il s'agit de la partie de la retraite du conjoint décédé qui est reversée à sa veuve ou à son veuf. Aujourd'hui 3,8 millions de personnes en bénéficient. Ce sont des femmes à 89 %. Cette pension représente 33 milliards d'euros.

Le gouvernement veut réviser ce système : les femmes travaillant plus qu'avant, les différences de retraite avec les hommes diminuent. »

Site France 2
20 heures du 11/06/2018.

 

Mais les différences de salaires persistent : à poste équivalent, une femme touchera aujourd'hui 9 % de moins qu'un homme. Tous postes confondus, l'écart est de moins 24 %. Étant donné que la situation n'évolue guère, un certain nombre veuves devront se résigner à travailler jusqu'à cent ans et au-delà, si toutefois elles sont recrutées.

Certes, ce ne serait que justice par rapport à ceux qui n'ont pas opté pour les liens du mariage et par conséquent, n'attendent rien.

Et ce ne serait qu'injustice pour les générations de femmes qui exercèrent avec dévouement et pendant des années une profession clandestine auprès de leur conjoint. Ou simplement pour celles qui jonglèrent entre temps partiel minable, mal rémunéré et éducation des enfants. Ou pour celles qui choisirent en leur temps "la tradition" et restèrent au foyer : les EHPAD, sans doute, en sont peuplés.

D'ailleurs, qui paiera l'EHPAD ?


Pour conclure, il paraît intéressant de noter qu'en 1960, 320 000 mariages ont été enregistrés en France. En 2017 : 228 000.
Compte tenu de la régression de l'intérêt des citoyen(ne)s pour ce type d'engagement, l'État devrait renoncer à ce projet court termiste qui relève de la chasse aux anciens. 

RadicÔlibres.

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