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03/07/2012

MAUVAISE ÉDUCATION

Les fouttbôleurs.


Bien sûr, s’ils avaient gagné : « Superbes joueurs, quel talent ! » et réception à l’Élysée.

Mais ils ont perdu. Mais ils ont « mal joué », mais ce sont des « enfants gâtés ». « Les voilà en vacances, c’est ce qu’ils espéraient ».

Alors, on se paye leurs têtes. « Ils sont nuls » dit un spécialiste qui a le ballon dedans. « Ils sont nuls » dit un suportère transpirant sous sa perruque tricolore et qui saigne un peu des joues.

En plus, ils ne savent pas s’exprimer. Ils sont vulgaires et primaires. Une femme dit à son fils : « Arrête de causer comme un fouttbôleur ! ». Les humoristes sont contents.

S’ils avaient gagné on parlerait moins du fait que leur vocabulaire se limite à « Nique ta mère » : « Des bons p’tits gars quand même ! ».

 

En réalité, le fouttbôle ne m’intéresse absolument pas.

Mais je ne peux ignorer, « information » oblige, cet échec-là, ce comportement-là – d’autant que ce n’est pas la première fois. Je m’interroge sur la formation initiale des ces jeunes gens, souvent recrutés à la pré-adolescence : qui les a kôtchés ? Qui leur a indiqué le chemin de la pensée, du raisonnement, de l’expression, du dialogue, de l’esprit critique et de l’esprit d’équipe ?

 
Un homme, ce n’est pas seulement un gamin sur un terrain de jeu, un placard publicitaire, un millionnaire indigent. Enfin, il me semble.

Roberte Roberte.

08:37 Publié dans Actualité, Blog, Sport | Lien permanent

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