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15/08/2010

CE QUE JE SUIS EN RÉALITÉ DEMEURE INCONNU

Virginia Woolf, LETTRES, 1901-1941.

Une autre citation avant la tristesse.


p. 357
"Froid glacial, ciel noir et bas. Pour tout dire, je me sentais très malheureuse. J'arpentais Regent Street en me demandant comment j'allais bien pouvoir regarder Leonard en face, alors qu'il m'avait envoyée acheter des jarretelles - la dernière fois j'ai perdu mes bas en traversant Tavistock Square - et je rentrais les mains vides : j'ai tellement horreur des magasins, surtout des magasins de lingerie, que je ne peux me décider à y entrer."

Lettre à Ethel Smyth, 52 Tavistock Square (W.C.1)  vendredi 25 novembre 1938.
Virginia Woolf, Ce que je suis en réalité demeure inconnu, collection POINTS,
janvier 2010.


Avez-vous déjà perdu vos bas ? J'en égarai un, une fois, dans une botte : il y eut la curieuse sensation d'une exhibition involontaire, mais les apparences furent sauves. Récemment, je dus retourner en hâte au bureau à l'heure du déjeuner pour fixer "mes-bas-qui-tiennent-seuls" avec des élastiques en caoutchouc ; c'est une peu comme à la piscine : qui se soucie de vos mollets légèrement poilus ? (Qui se soucie de vos bas qui tombent ?).

Roberte Roberte.

 

14:51 Publié dans Blog, Lecture | Lien permanent

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