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21/02/2010

FLÂNERIE

 

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Pouvoir lire ceci, c'est encore être vivant.

photo Anna Livia, 20 février 2010.

18:06 Publié dans Où se pose le regard | Lien permanent

20/02/2010

BADINTER Elisabeth

Non lecture.

Comme j'ai la chance d'avoir un emploi où le bruit de fond de la radio est formellement déconseillé, je n'ai pas eu à me plaindre des excès largement dénoncés relatifs à la commercialisation médiatique de leurs récents opus par des "philosophes". Bien sûr, j'ai lu la presse et me suis promenée dans l'Internet. Je m'étonne que tout cela produise tant d'échos... En effet, il se trouve que depuis longtemps, je suis vouée sur certains aspects à la plus grossière ignorance : il y a des années, l'omniprésence de Philippe Sollers ou de Jean d'Ormesson dans certaine émission littéraire produisait chez moi une telle allergie que j'ai dû lire seulement deux livres de l'un et pas un de l'autre. J'avoue, pour les mêmes raisons, n'avoir jamais accédé aux écrits de Christine Angot et il y a peu de temps que je me suis résolue à lire (avec beaucoup d'intérêt, c'est vrai) certain ouvrage de Michel Houellebecq.

Sur un plan purement féministe, je ne comprends guère l'intérêt que susciterait le livre d'Elisabeth Badinter. La réalité de la situation des femmes ne se situe pas à mon avis dans les faits (plutôt anodins) dénoncés qui dépendent de leur libre choix (quoi qu'on en dise).

Couches lavables ou pas ? Cuisine bio ou pas ? Je ne suis pas sûre que beaucoup mères "se sentent concernées". La vraie question de l'autonomie se situe dans la création de structures d'accueil des enfants plus souples quant aux horaires et à l'accès à la formation professionnelle (de plus en plus coûteuse). Vous me direz : "Une formation mais pour quels emplois ?". Donc, c'est plutôt le livre de Florence Aubenas* qu'on a envie de lire. La réalité de la vie d'un grand nombre de femmes en France n'est hélas pas une affaire de théorie bourgeoise.

Roberte Roberte.

Le Quai de Ouistreham (Éditions de l'Olivier), 269 pp., 19 euros.

15/02/2010

BON APPÉTIT !

Mon bureau donne sur une place.

Les gens aiment téléphoner depuis cette place.

L'hiver, je les vois s'agiter et tenter de convaincre, ou murmurant et fixes.

L'été, fenêtre ouverte, je les entends, et crie : "On s'en fout !".

Aujourd'hui (froid, vous ne l'ignorez pas), l'homme est en costume rayé plutôt léger. À sa main gauche, un énorme sandwich autour duquel une vaste serviette en papier est comme un drapeau blanc. "Ne parle pas la bouche pleine", c'est un truc dépassé. À sa main droite, un téléphone, il parle, il parle, il mange, il mange, il fait des grands gestes. Parfois, il éloigne l'objet-téléphone de son oreille et je me prends à rêver qu'il va croquer dedans.

Mais non.

Roberte Roberte

22:49 Publié dans Où se pose le regard | Lien permanent